Acianthera erosa

Famille : Orchidaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Serge Forestier

 

Acianthera erosa est une petite épiphyte des forêts humides de montagne de République Dominicaine © Giuseppe Mazza

Acianthera erosa est une petite épiphyte des forêts humides de montagne de République Dominicaine © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire de République Dominicaine où elle pousse sur les arbres des forêts humides entre 1000 et 1800 m d’altitude.

Le nom de genre est la combinaison des substantifs grecs “ἀκίς” (akis) = pointe et “ανθηρά” (anthera) = anthère ; le nom spécifique est l’adjectif latin “erosus, a, um” = érodé, en référence à la marge des feuilles.

Acianthera erosa (Urb.) A. Doucette (2016) est une espèce épiphyte à rhizomes rampants et tiges fines, longues de 1,5-2,5 cm, pourvues à l’apex d’une unique feuille sessile lancéolée aux marges recourbées irrégulièrement érodées de 2-3,5 cm de longueur et 0, 5 à 0,8 cm de largeur, coriaces.

Inflorescences terminales racémeuses pendantes, une à trois, sur des pédoncules filiformes longues de 1-3 cm, portant de nombreuses fleurs minuscules aux sépales et pétales de couleur blanchâtre nuancée de jaune verdâtre pâle parcourue de fines bandes longitudinales pourpres ; les fleurs, d’une durée de 2-3 semaines, s’ouvrent successivement une, deux à la fois.

Sépale dorsal linéaire-lancéolé à apex acuminé, long de 1,6 cm et large d’environ 1 mm, sépales latéraux réunis sur presque toute leur longueur pour former un synsépale long d’environ 2,3 cm, pétales linéaires-lancéolés à apex acuminé, long de 0,7 cm et large de 1 mm, labelle trilobé à lobe intermédiaire ovale, long de 3,5 mm, et lobes latéraux ovales, longs de 0,5 mm, et colonne longue de 3 mm.

La reproduction peut se faire par semis, in vitro, et par division, à partir de chaque section pourvue d’au moins 3-4 tiges.

Orchidée miniature rarement présente en culture, requérant un ombrage partiel, des températures intermédiaires, 16-30 °C, une humidité élevée et constante, 70-85 %, et un air constamment en mouvement. Arrosages et nébulisations réguliers de manière à maintenir le support ou le substrat constamment humide, mais sans stagnation, en utilisant de l’eau de pluie, de l’eau osmosée ou déminéralisée à température ambiante, en ajoutant, quand la plante se trouve dans la phase de végétation, une petite dose d’engrais spécifique pour orchidées.

La partie la plus frappante de la fleur sont les sépales latéraux, longs d’environ 2,3 cm, striés de pourpre et réunis sur presque toute leur longueur © Wiel Driessen

La partie la plus frappante de la fleur sont les sépales latéraux, longs d’environ 2,3 cm, striés de pourpre et réunis sur presque toute leur longueur © Wiel Driessen

Elle est généralement montée sur troncs ou radeaux d’écorce avec de la sphaigne à la base ; comme alternative, on peut utiliser des petits pots ou des paniers avec un substrat très aéré et drainant à base de fragments d’écorce de taille moyenne, de charbon végétal et de sphaigne.

L’espèce est inscrite à l’Annexe II de la CITES (espèces dont le commerce est réglementé au niveau international).

Détail des minuscules pétales linéaires-lancéolés à apex acuminé et du labelle trilobé au lobe intermédiaire ovale © Wiel Driessen

Détail des minuscules pétales linéaires-lancéolés à apex acuminé et du labelle trilobé au lobe intermédiaire ovale © Wiel Driessen

Synonymes : Pleurothallis erosa Urb. (1917); Antilla erosa (Urb.) Luer (2004).

 

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