Coffea arabica

Famille : Rubiaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Coffea arabica © Giuseppe Mazza

Coffea arabica © Giuseppe Mazza

La Coffea arabica L. (1753) est originaire des hauts plateaux du Soudan, du Kenya et de l’Éthiopie.

Le nom du genre vient de l’italien caffè, lui-même dérivé du turc Kahvé, altération du mot arabe qahwa qui, à l’origine, désignait une boisson fermentée de couleur rouge foncé puis la boisson obtenue à partir des graines torréfiées de cette plante. Le nom latin de l’espèce arabica » = de l’Arabie fait référence à ce que l’on supposait  être son lieu d’origine.

Noms communs : caffè, pianta del caffè (italien), quahwah, qahwa, elive (arabe), kahvé (turc), arabian coffee, arabica coffee, coffee, coffeetree (anglais), caféier d’Arabie, café arabica, caféier commun (français), arabicakoffie, koffie, koffiestruik (néerlandais), Arabicakaffee, arabischer Kaffeebaum, arabischer Kaffeestrauch, Bergkaffee, Kaffeestrauch (allemand), caféeiro, café, cafeiro (portugais), cafeto arabico, cafeto de Arabia, arbol del café, cafeto (espagnol).

C’est un arbuste ou un petit arbre sempervirent d’une hauteur d’environ 5 à 7 m, aux feuilles opposées de forme presque elliptique, de couleur vert intense, brillantes, longues jusqu’à 15 cm et larges de 7 cm. Les fleurs, en groupes axillaires, sont larges d’environ 20 mm, de couleur  blanche,  brillantes et légèrement parfumées. Les fruits, qui contiennent en général deux graines, sont des drupes ovoïdes  longues d’environ 15 cm et de couleur verte, cette teinte virant durant la maturation qui dure environ 9 mois d’abord au jaune puis au rouge et enfin au noir. La reproduction de cette plante s’effectue en général au moyen de ses graines, ce qui permet d’obtenir des plants en état de fructifier dès la troisième ou le quatrième année.

L’importance de cette plante dans l’économie mondiale est bien connue. L’espèce arabica, à elle seule, couvre 70 % de la production mondiale de café. On connaît bien de même les effets de cette boisson qui est extraite de ses graines après torréfaction  et les contre-indications résultant de son usage excessif.

Du point de vue botanique il est intéressant de noter que l’arabica possède une caractéristique que l’on observe très rarement dans la nature à l’état spontané : c’est une espèce allotétraploïde, la seule du genre Coffea qui compte une centaine d’espèces, ce qui signifie qu’elle possède le matériel chromosomique de deux espèces diploïdes différentes (une espèce diploïde possède deux paires de chaque chromosome) pour un total de 44 chromosomes. D’autre part et contrairement à presque toutes les autres espèces de son genre elle est autofertile. Les études génétiques ont abouti à la conclusion que la Coffea arabica est issue d’un croisement entre deux espèces diploïdes du même genre, lesquelles ont été identifiées comme étant la canephora (le progéniteur mâle) et l’eugenioides (le progéniteur femelle), toutes deux autostériles.

Fleurs de Coffea arabica © Giuseppe Mazza

Fleurs de Coffea arabica © Giuseppe Mazza

La culture intensive destinée à la production de café a fait passer pendant longtemps au second plan  les caractéristiques ornementales indiscutables de cette espèce. C’est seulement à une période relativement récente que l’on a commencé sa commercialisation, en particulier en Europe, comme plante en pot destinée à la décoration des intérieurs. En fait cette plante, hors des zones aux climats tropical, subtropical et tempéré chaud (à un emplacement abrité), peut uniquement être cultivée dans un milieu protégé car elle ne supporte pas, sinon pendant une très courte période, des températures à peine inférieures à 0°C.

Synonymes : Coffea arabica f. abyssinica A.Chev. (1942); Coffea arabica var. mauritiana (Lam.) Willd. (1797); Coffea arabica var. polysperma Burck, (1890); Coffea arabica var. amarella A.Froehner, (1898); Coffea arabica var. intermedia A.Froehner (1898); Coffea arabica var. stuhlmannii A.Froehner (1898); Coffea arabica var. rachiformis (Baill.) A.Froehner (1898). Coffea arabica var. maragogype A.Froehner (1898); Coffea arabica var. angustifolia (Roxb.) Miq. ex A.Froehner (1898); Coffea arabica var. humblotiana (Baill.) A.Froehner (1898); Coffea arabica var. straminea Miq. ex A.Froehner (1898); Coffea arabica var. angustifolia Cramer (1907); Coffea arabica var. rotundifolia Ottol. ex Cramer (1907); Coffea arabica var. murta Lalière (1909); Coffea arabica var. pendula Cramer (1913); Coffea arabica var. purpurascens Cramer (1913); Coffea arabica var. bullata Cramer (1913); Coffea arabica var. mokka Cramer (1913); Coffea arabica var. typica Cramer (1913); Coffea arabica var. columnaris Ottol. ex Cramer (1913); Coffea arabica var. erecta Ottol. ex Cramer (1913); Coffea arabica var. monosperma Ottol. & Cramer (1913); Coffea arabica var. variegata Ottol. ex Cramer (1913); Coffea arabica var. pubescens Cif. (1937); Coffea arabica var. longistipulata Cif. (1937); Coffea arabica var. brevistipulata Cif. (1937); Coffea arabica var. culta A.Chev. (1942); Coffea arabica var. cultoides A.Chev. (1942); Coffea arabica var. latifolia A.Chev. (1942); Coffea arabica var. myrtifolia A.Chev. (1942); Coffea arabica var. sundana (Miq.) A.Chev. (1947).

 

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