Larabicus quadrilineatus

Famille : Labridae

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Texte © Giuseppe Mazza

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Le Larabicus quadrilineatus (Rüppel, 1835) est une espèce peu étudiée appartenant à la classe des Actinopterygii, les poissons aux nageoires rayonnées, à l’ordre des Perciformes et à la vaste famille des Labridae.

Le nom du genre, Larabicus, signifie en latin qu’il vit en Arabie tandis que le nom de l’espèce, quadrilineatus, fait référence, également en latin, aux quatre lignes longitudinales présentes sur ses flancs.

Zoogéographie

C’est une espèce endémique de la mer Rouge et du golfe d’Aden.

Écologie-Habitat

Il vit parmi de denses formations madréporiques dans des eaux peu profondes en ne descendant jamais au-dessous de 15 m.

Morphophysiologie

Il ne dépasse guère 11 cm de long. Sa livrée est superbe du fait de la juxtaposition du bleu azur et du bleu clair mais il a la chance, grâce à son régime à base de cnidaires, de n’être guère apprécié des aquariophiles qui assisteraient à la destruction en quelques jours de leurs madrépores vivants qui font leur orgueil et qu’ils ont achetés à un prix élevé.

Larabicus quadrilineatus, Labridae

Peu étudié, Larabicus quadrilineatus est un élégant labridé aux bandes bleu azur et bleu, endémique des denses formations coralliennes de la mer Rouge et du golfe d’Aden. Les adultes, de 11 cm, se nourrissent de polypes de madrépores. Les jeunes sont des “labres nettoyeurs” qui débarrassent des ectoparasites les tortues et les poissons © Giuseppe Mazza

Éthologie-Biologie reproductive

Les adultes du Larabicus quadrilineatus se nourrissent en effet de polypes de corail alors que les jeunes se comportent au début comme de sympathiques “labres nettoyeurs” en débarrassant des tortues et des poissons de grande taille de leurs ectoparasites.

Les accouplements s’effectuent habituellement entre couples et non pas au sein d’un groupe comme c’est parfois le cas chez certains poissons qui se reproduisent par exemple tous ensemble à la pleine lune. Toutefois ils ne pratiquent pas de soins parentaux et leurs oeufs, après la fécondation, sont abandonnés à leur sort.

Si une population est décimée par des catastrophes la résilience est très bonne, les effectifs subsistants doublant en moins de 15 mois. L’indice de vulnérabilité de cette espèce en 2020 est donc très bas et s’établit à seulement 20 sur une échelle de 100.

Synonyme 

Labrus quadrilineatus Rüppell, 1835.

 

 

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