Quassia amara

Famille : Simaroubaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Serge Forestier

 

Quassia amara est un arbre tropical sempervirent qui atteint 2-6 m. Aromatisant des boissons, vertus médicinales, répulsif et insecticide respectueux de l'environnement © G. Mazza

Quassia amara est un arbre tropical sempervirent qui atteint 2-6 m. Aromatisant des boissons, vertus médicinales, répulsif et insecticide respectueux de l’environnement © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire du Brésil, de Colombie, du Costa Rica, du Guyana, de Guyane française, du Nicaragua, du Panama, du Suriname, de Trinité-et-Tobago et du Venezuela, où elle pousse dans les forêts humides jusqu’à 700 m d’altitude.

Le genre est dédié à un esclave du Suriname (ex. Guyane hollandaise), Quassi, qui a découvert ses propriétés médicinales au 18ème siècle ; le nom spécifique est l’adjectif latin « amarus, a, um » = amer, en référence au goût particulièrement amer du bois, de l’écorce et de la racine.

Noms communs : bitter ash, bitterwood, quassia, quassia-wood, Surinam quassia (anglais); bois amer, bois blanc, quassia de Surinam, quinine de Cayenne, quinine du pays (français); china di Caienna, legno amaro, legno quassio del Suriname (italien); amargo, marubà, marupà, pau-amarelo, pau-quassia, quassia-de-caiena, quina, quinarana (portugais du Brésil); crucete, cuasia amarga, cuasia de Jamaica, cuasia de Surinam, guabito, guabito amargo, hombre grande (espagnol); Bitterholzbaum, Bitterquassia, Quassiaholzbaum (allemand).

Quassia amara L. (1762) est un arbuste ou un arbre sempervirent de 2-6 m de haut à l’écorce lisse grisâtre et à feuilles alternes, longues de 15-30 cm, imparipennées, à pétiole et rachis ailés et 3-5 folioles sessiles, ovales-lancéolées à apex pointu, à base amincie et marge entière, de couleur vert intense au-dessus, vert pâle en-dessous et à nervure centrale rougeâtre, longues de 5-16 cm et larges de 3-6 cm. Inflorescences racémeuses terminales, à pédoncule et rachis rougeâtres, portant de nombreuses fleurs hermaphrodites, sur un pédicelle rosé long de 1-4 cm, à la corolle tubulaire longue de 2,5-4,5 cm à 5 pétales linéaires-lancéolés de couleur rouge vif ou rosé extérieurement, blanche à l’intérieur, et 10 étamines proéminentes à anthères jaunes ; les fleurs sont principalement pollinisées par les colibris. Les fruits, habituellement au nombre de 4-5 sur un large réceptacle rouge, sont des drupes ovoïdes de couleur initialement verte, puis noire à maturité, longues de 1-1,5 cm. La reproduction se fait par les graines, qui doivent être plantées rapidement car elles ont une faible durée de germinabilité, 1-2 mois, en utilisant un substrat sableux maintenu humide à une température de 24-26 °C, et par boutures semi-ligneuses et marcottage. Espèce d’un grand effet décoratif aussi bien pour son feuillage que pour ses fleurs, cultivable exclusivement dans les zones au climat tropical et subtropical humide en plein soleil ou sous une ombre légère sur des sols fertiles bien drainés humides de façon permanente, mais sans stagnation ; elle est adaptée, en raison de ses dimensions contenues, même aux petits jardins. Par ailleurs, elle peut être cultivée en serre lumineuse dans de grands récipients en utilisant un substrat organique additionné de 30 % de sable de silice grossier ou d’agriperlite, pour améliorer le drainage, avec des valeurs minimales de températures hivernales non inférieures à 15 ° C.

Le bois, de couleur jaune pâle, contient différents principes actifs, parmi lesquels le principal est la quassine, particulièrement amère, qui est extraite du bois réduit en fragments. Les extraits utilisés dans le passé en médecine traditionnelle, notamment fébrifuges et antipaludéens, sont actuellement utilisés modérément comme aromatisant des boissons alcoolisées et non alcoolisées, dans les limites maximales établies par les différents pays, et comme insecticides et répulsifs naturels en agriculture, contre les pucerons, les cochenilles, les tenthrèdes et les thrips, avec une action toxique inférieure à celle du pyrèthre, mais avec l’avantage de ne pas être, aux doses utilisées, phytotoxiques et nocifs pour les mammifères, les abeilles et autres insectes utiles.

Synonymes : Quassia amara var. paniculata Engl. (1874); Quassia amara f. paniculata (Engl.) Cronquist (1944).

 

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