Licuala lauterbachii

Famille : Arecaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Claude Leray

 

Chez lui, en Papouasie Nouvelle-Guinée, Licuala lauterbachii pousse dans des sous-bois humides. Rare en culture, il peut pousser jusqu'à 5 m de haut avec un diamètre de 10 cm. Les feuilles divisées ont 1 m de diamètre et un pétiole de 1,5 m © Giuseppe Mazza

Chez lui, en Papouasie Nouvelle-Guinée, Licuala lauterbachii pousse dans des sous-bois humides. Rare en culture, il peut pousser jusqu'à 5 m de haut avec un diamètre de 10 cm. Les feuilles divisées ont 1 m de diamètre et un pétiole de 1,5 m © Giuseppe Mazza

L’espèce est originaire de Papouasie Nouvelle-Guinée et des îles Salomon où elle pousse dans les sous-bois des forêts humides à basse altitude.

Le nom du genre vient du nom local “leko wala” donné à ce genre de plantes dans les îles Moluques ; le nom d’espèce a été donné en l’honneur du botaniste et explorateur allemand Carl Adolf Georg Lauterbach (1864-1937).

Licuala lauterbachii Dammer & K.Schum. (1900) est une espèce monoïque à croissance lente avec un stipe unique, d’environ 5 m de hauteur, mais qui en culture reste plus bas, avec un diamètre atteignant 10 cm, couvert sur la partie la plus ancienne par les résidus et les fibres brun clair des bases des pétioles.

Les feuilles, avec un pétiole mince de 1,5 m de long et équipé sur les bords dans sa partie inférieure d’épines courtes, sont palmées, plus ou moins circulaires, jusqu’à environ 1 m de large et divisées jusqu’à la base en plusieurs segments cunéiformes de diverses largeurs, pliés, tronqués et dentés à l’apex, de couleur vert brillant intense.

Les inflorescences, ramifiées jusqu’au troisième ordre, se forment entre les feuilles (interfoliaires) et ont environ 1 m de long, d’abord dressées, dépassant en hauteur la plante, puis incurvées avec les fruits, avec des fleurs hermaphrodites jaunâtres. Les fruits, initialement globuleux et verts, sont rouges à maturité, de 1-2 cm de diamètre et contiennent une seule graine.

Ce palmier se reproduit par graines, préalablement nettoyées de la pulpe et maintenues dans l’eau tiède pendant deux jours, et déposées dans un terreau organique aéré et drainé, maintenu humide à la température de 26-28 °C, avec une période de germination de 3-4 mois.

Dans le îles Salomon on trouve Licuala lauterbachii var. bougainvillensis Becc. (1921) avec des feuilles divisées seulement en 6-8 segments de largeurs différentes, le segment médian étant plus large que tous les autres.

Licuala lauterbachii var. Bougainvillensis, endémique dans les îles Salomon, est très décoratif grâce à ses feuilles divisées en seulement 6-8 segments, le central étant le plus grand. Il s’adapte bien en pot à l’intérieur de la maison © Giuseppe Mazza

Licuala lauterbachii var. Bougainvillensis, endémique dans les îles Salomon, est très décoratif grâce à ses feuilles divisées en seulement 6-8 segments, le central étant le plus grand. Il s’adapte bien en pot à l’intérieur de la maison © Giuseppe Mazza

L’espèce est répandue dans les lieux d’origine mais assez rare en culture malgré ses remarquables caractéristiques ornementales, elle est cultivable en plein air exclusivement dans les zones climatiques tropicales et subtropicales à forte humidité atmosphérique et où des températures inférieures à +10 °C sont exceptionnelles et de très courte durée.

Il faut une exposition semi-ombragée à l’abri des vents et des sols riches en substances organiques, acides à légèrement alcalins, bien drainés et maintenus constamment humides.

Ce palmier s’adapte bien à la culture en pot, en particulier la variété bougainvillensis, pour la décoration d’espaces ouverts ou de jardins d’hiver, vérandas, serres, et intérieurs lumineux spacieux où le climat ne permet pas une exposition continue en plein air. On doit utiliser un terreau avec les mêmes caractéristiques que celles mentionnées précédemment pour les sols, avec des températures diurnes supérieures à 20 °C et des valeurs nocturnes pas inférieures à 16 °C ; l’humidité ambiante doit être élevée, au dessus de 60 %.

Les fertilisations sont utiles, du printemps à l’automne, en utilisant de préférence un produit hydrosoluble équilibré et avec des microéléments mais avec un dosage moitié de celui suggéré par le fournisseur.

 

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