Clianthus puniceus

Famille : Fabaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Le Clianthus puniceus est très menacé à l'état sauvage © Giuseppe Mazza

Le Clianthus puniceus est très menacé à l'état sauvage © Giuseppe Mazza

Cette espèce, presque éteinte à l’état sauvage, est originaire des zones tempérées et subtropicales de la Nouvelle-Zélande (île du Nord) où elle pousse en un petit nombre d’exemplaires sur des versants ensoleillés ou le long des rives de lacs et de fleuves.

Le nom du genre est issu de la combinaison des mots grecs “kléos” = gloire et “anthos” = fleur, par référence à ses fleurs éclatantes. Le nom de l’espèce est l’adjectif latin “puniceus” = pourpre, l’explication étant évidente.

Noms communs : glory-pea, kakabeak, lobate claw, New Zealand glory pea, parrot’s beak, parrotbill, parrot’s bill (anglais), becco di pappagallo (italien), bec de perroquet (français), bico de papagaio (portugais), flamingo (espagnol), Papageienschnabel (allemand).

Le Clianthus puniceus (G. Don) Lindl. (1835) est un arbuste sempervirent à croissance rapide dont la hauteur peut atteindre 3 à 4 m et qui a de nombreuses branches ascendantes souvent arquées.
Les feuilles sont alternes, imparipennées, longues de 8 à 15 cm avec jusqu’à 31 folioles de couleur vert clair ou gris vert, oblongues à l’apex formant un angle obtus et longues de 1,5 à 2,5 cm.

Les fleurs papilionacées sont réunies au nombre de 6 à 20 en racèmes axillaires pendants longs de 15 cm. Elles s’épanouissent au printemps et en été et parfois aussi en automne. Elles sont longues de 8 cm et de couleur rouge. Il existe des variétés de couleur rose et blanche. La pollinisation est assurée par les oiseaux.

Les fruits sont des cosses cylindriques longues de 8 cm et de couleur noirâtre à maturité qui contiennent de nombreuses graines. On reproduit cette plante au moyen de ses graines, par bouturage semi-ligneux en été ou par marcottage.

Les graines, avant d’être plantées, doivent être légèrement incisées par passage au papier de verre afin d’entamer le tégument externe qui est dur et imperméable puis placées dans de l’eau durant quelques heures ; une autre solution consiste à les plonger dans l’eau pendant 24 heures. On doit utiliser un terreau destiné aux semis auquel on ajoute du sable ou de la perlite agricole au taux d’environ 30 % et maintenu constamment humide à une température de 20 à 24 °C. La germination débute au bout de 30 à 40 jours et la floraison à partir de la seconde année.

Considéré comme l’arbuste le plus ornemental de la Nouvelle-Zélande à cause de son feuillage qui rappelle celui des fougères et de sa floraison luxuriante il a besoin d’un climat subtropical ou tempéré chaud. Il peut résister, pendant une courte période, à des températures allant jusqu’à -5 °C. Dans les climats plus frais on peut essayer de le cultiver à l’abri d’un mur exposé au Sud (dans l’hémisphère Nord ; au Nord dans l’hémisphère Sud) et avec un bon paillis au pied de la plante en hiver. Il n’aime pas les températures persistantes trop élevées, soit autour de 30 °C et plus.

Il préfère les emplacements exposés au soleil ou tout au plus un léger ombrage aux heures de l’après-midi. Il n’est pas particulièrement exigeant en ce qui concerne le sol pourvu qu’il soit bien drainant. Les arrosages doivent être réguliers en été pendant les périodes de sécheresse mais il faut laisser s’assécher la couche superficielle du sol avant de remettre de l’eau.

À la fin de la floraison il convient d’éliminer une partie des branches les plus vieilles et de raccourcir les autres afin de stimuler la pousse d’une nouvelle végétation pour la floraison suivante. Les feuilles sont particulièrement appréciées par les escargots et les limaces qui peuvent ainsi causer de graves dommages. Là où le climat ne permet pas de le cultiver en permanence en plein air on peut le planter dans des pots qui doivent être placés dans des serres, des jardins d’hiver ou des vérandas spacieuses en utilisant un terreau riche en humus et complété par du sable ou de la perlite agricole pour améliorer le drainage et en choisissant un emplacement très lumineux. Les arrosages doivent être fréquents en été et espacés en hiver.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) a inscrit le Clianthus puniceus parmi les espèces à très haut risque d’extinction dans la nature dans un très proche avenir (“Endangered”).

Synonymes : Donia punicea G. Don (1832).

 

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