Costus malortieanus

Famille : Costaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Costus malortieanus

Le Costus malortieanus est une espèce rhizomateuse de l’Amérique centrale aux tiges velues © G. Mazza

Cette espèce est originaire du Costa Rica, du Honduras et du Nicaragua où elle vit dans les forêts humides depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 1.000 m d’altitude.

Le nom du genre a été donné par Linné en hommage à Dioscoride qui avait décrit une plante, considérée comme similaire, sous le nom de Kostos. L’espèce est dédiée au Grand Maître de Cérémonie et Ministre du royaume de Hanovre Carl Ernst von Malortie (1804-1887).

Noms communs : spiral flag, spiral ginger, step-ladder plant, velvet costus (anglais), gengibre-espinal, bandeira-espinal (portugais-Brésil), cana agria (espagnol).

Le Costus malortieanus H. Wendl (1863) est une espèce herbacée rhizomateuse, pérenne, sempervirente, aux tiges recouvertes d’un duvet court et souple, hautes de 0,3 à 1,2 m et comportant une gaine tubulaire de couleur verte et ciliée à l’apex.

Les feuilles, velues comme les tiges et disposées en spirale, sont simples, entières, obovées avec un apex pointu, longues de 20 à 30 cm, larges de 12 à 22 cm, coriaces, de couleur vert intense avec des marbrures parallèles aux nervures secondaires légèrement plus foncées en partie supérieure et de couleur vert bleuâtre en partie basse.

L’inflorescence terminale est un épi sphérique et compact, long de 3 à 8 cm, constitué d’environ 15 bractées imbriquées et ovées, de couleur verte à l’extérieur, rouge pourpre à l’intérieur et renfermant des fleurs hermaphrodites.

La fleur comporte un petit calice campanulé à trois lobes inégaux, une corolle tubulaire de couleur jaune pâle composée de trois lobes oblongs à l’apex pointu de 3,5 à 5 cm de long, une étamine fertile oblongue-linéaire recourbée à l’apex, charnue, blanche avec un apex rouge, et un labelle obové, long de 4 à 6 cm et large de 4 à 5 cm, constitué à partir des étamines stériles soudées ensemble, de couleur jaune rayée de rouge avec un lobe central recourbé. Les pollinisateurs sont des colibris et des abeilles de la tribu des Euglossini, Latreille, 1802.

Les fruits sont des capsules blanches ovoïdes d’environ 1,4 cm de long et 1 cm de diamètre qui contiennent de nombreuses graines noires dotées d’un arille blanc. On reproduit cette plante en semant ses graines dans un terreau riche en humus, complété par du sable ou de la perlite dans une proportion de 30 % et maintenu humide, à un emplacement ombragé à la température de 22 à 26° C. On peut aussi la reproduire facilement par division des touffes au printemps.

Costus malortieanus

Les fleurs, longues de 3,5 à 5 cm, sont pollinisées par des colibris et des abeilles de la tribu des Euglossini © Giuseppe Mazza

Cette espèce fait partie de celles appartenant à son genre qui sont les plus faciles à cultiver et mériterait une plus grande diffusion en raison de son feuillage velouté particulièrement décoratif.

Elle supporte d’être placée dans des lieux très éclairés, même en plein soleil, mais dans ce cas les marbrures disparaissent en général et la couleur verte prend  une tonalité pâle. Il est par conséquent préférable de l’installer dans un endroit à demi ombragé.

On peut la cultiver dans les zones aux climats tropical et subtropical humide, car elle ne supporte pas des températures proches de 0°C sauf pendant une très courte période, dans des sols riches en substances organiques, drainants, constamment humides mais sans rétention d’eau.

Elle peut être utilisée, du fait de ses dimensions réduites, sous forme de bordure, de massif et  de couvre-sol mais aussi comme spécimen isolé.

Elle s’accommode bien de la culture en pot pour la décoration des intérieurs, même peu éclairés, à condition que les températures ne soient pas inférieures à 15°C et avec une humidité que l’on peut augmenter en posant le pot sur une soucoupe remplie de gravier ou d’un autre matériau inerte maintenu constamment  humide et en procédant, quand l’air est particulièrement sec, à des pulvérisations avec de l’eau non calcaire afin d’éviter des taches inesthétiques sur les feuilles. Les arrosages doivent être réguliers et abondants en été, plus espacés en hiver mais sans laisser le terreau sécher complètement.

Synonymes : Costus elegans Petersen (1890).

 

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