Epipremnum aureum

Famille : Araceae


Texte © Pietro Puccio

 

michel.gif
Traduction en français par Michel Olivié

 

Epipremnum aureum, Araceae, arum grimpant, liane du diable, lierre du diable, pothos doré, scindapsus doré

C’est une des plantes d’appartement les plus cultivées. Elle est facile aussi en hydroculture © Giuseppe Mazza

L’Epipremnum aureum (Linden § André) G.S. Bumting (1964) est originaire des Îles de la Société (Moorea).

Le nom du genre vient de la combinaison des termes grecs « epi » = sur et « premnon » = tronc, par référence à son port grimpant. Le nom latin de l’espèce « aureum » =  doré fait allusion aux mouchetures jaunes des feuilles.

Noms communs : centipede tongavine, devil’s ioy, golden Ceylon creeper, golden pothos, hunter’s robe, money plant, pothos, taro vine (anglais), arum grimpant, liane du diable, lierre du diable, pothos doré, scindapsus doré (français), hera-do-diablo, jiboia, planta-dos- dinheiro, trepadeira-de-tong (portugais), ecindapso, poto, potos, potus (espagnol), Efeutute (allemand).

C’est une plante grimpante, sempervirente, semi-épiphyte, qui a des tiges de couleur verdâtre qui s’accrochent aux troncs d’arbre et aux rochers au moyen de racines aériennes. Elle présente le phénomène de l’hétérophyllie (présence sur la même plante de feuilles de formes différentes ). Les jeunes plantes cultivées ont des feuilles entières, ovées-cordées, longues de 5 à 20 cm, de couleur vert intense, brillantes et plus ou moins panachées de jaune ou de crème. Chez les plantes adultes les tiges peuvent atteindre une longueur de 10 à12 m et plus et ont des feuilles lobées de façon irrégulière, longues jusqu’à 70 à 90 cm, larges de 40 à 45 cm et comportant des mouchetures larges et irrégulières de couleur jaune.

Cette plante fleurit rarement ce qui a rendu difficile son installation dans les jardins botaniques. Aujourd’hui encore son existence en tant qu’espèce distincte est controversée, certains considérant qu’il s’agit d’une variété de Epipremnum pinnatum.

On la reproduit facilement par marcottage et en se servant de fragments de tige qui s’enracinent très facilement, même dans l’eau où elle peut subsister et pousser pendant longtemps.

Cette espèce peut être cultivée à l’extérieur dans les régions tropicales et subtropicales humides où elle est souvent utilisée, soit à l’ombre soit au soleil avec une lumière tamisée, comme couvre-sol, pour recouvrir des rochers et des murs sur lesquels elle s’accroche avec ses racines aériennes. On la fait aussi grimper le long des arbres.

C’est une des plantes d’intérieur en pot les plus cultivées en raison de sa capacité d’adaptation, de sa culture facile et de la rapidité de sa croissance. Elle supporte longtemps d’être installée dans  des emplacements faiblement lumineux bien qu’une forte luminosité, loin toutefois du rayonnement direct du soleil, contribue à étoffer sa végétation et à renforcer ses mouchetures. D’autre part, malgré son origine, elle s’accommode de vivre pendant de courtes périodes  dans des milieux faiblement humides. Elle a besoin de substrats très perméables, drainants,  riches en substances organiques et de températures supérieures à 14 à 16°C, les températures idéales se situant aux alentours de 18 à 22°C. On peut l’utiliser sous forme de plante retombante ou  la faire grimper sur des tuteurs recouverts de sphaigne ou d’un matériau synthétique pouvant conserver l’humidité. Les arrosages doivent être réguliers en été, en évitant toujours les rétentions d’eau qui peuvent causer des risques de pourrissement  le substrat pouvant sécher superficiellement entre deux arrosages sans que la plante ait à en souffrir, et espacés en hiver mais sans laisser le substrat sécher totalement.

Toutes les parties de cette plante contiennent des substances toxiques, en particulier de l’oxalate de calcium, qui peut causer des dermatites par contact et des réactions, parfois graves, quand elles sont mâchées et avalées.

Synonymes : Pothos aureus Linden & André (1880); Scindapsus aureus (Linden & André) Engl. (1908); Rhaphidophora aurea (Linden & André) Birdsey (1963); Epipremnum mooreense Nadeaud (1899).

 

→ Pour apprécier la biodiversité au sein de la famille des ARACEAE et trouver d’autres espèces, cliquez ici.