Fulica atra

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Texte © Dr. Gianfranco Colombo

 

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Traduction en français par Catherine Collin

 

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Un ouragan en approche ? Non c’est une Foulque macroule (Fulica atra) qui entre en scène. L’une de ses habitudes pour intimider ses adversaires est de taper bruyamment des pieds sur la surface de l’eau provoquant de grandes éclaboussures grâce à quoi sa silhouette paraît s’agrandir, la faisant apparaitre comme une menace dangereuse © Gianfranco Colombo

Pour comprendre à quel point cet oiseau a de tous temps été commun, il suffit de lire ce que disait Giacomo Puccini à la fin des années 1800 quand, au terme d’une battue de chasse à la foulque, mode de chasse appelé la Toile, sur le lac Massaciuccoli en Toscane, il s’asseyait avec ses amis chasseurs dans quelque auberge devant un bon verre de vin rouge pour raconter ses aventures. Il y avait tant de foulques prises que les cuisiniers locaux inventèrent la recette des Foulques à la Puccini. La description en fut reprise par Figuier dans son livre de la fin du XIXème siècle.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Puis, si le danger ne s’éloigne pas, elle n’hésite pas à agresser l’antagoniste avec une grande véhémence, utilisant pour se faire ses longues pattes, griffant l’adversaire avec ses ongles puissants dans une lutte furibonde accompagnée de cris perçants et stridents, alors qu’ici, au premier plan, le futur époux assiste indifférent à la dispute © Gianfranco Colombo

… l’une des chasses les plus meurtrières est celle que l’on nomme la Toile. Celle-ci se déroule sur le lac Massaciuccoli proche de Pise, vers Viareggio… les chasseurs venus des villages proches des rives du lac, prennent place sur des petites barques à la poupe tronquée pouvant tout juste embarquer le chasseur et son rameur… au signal tous se dirigent vers le centre du lac poussant les différentes colonies d’oiseaux vers le marais ouvert jusqu’à former un amas d’oiseaux grandiose et vociférant… Dans l’ordre le plus parfait tous convergent vers cette masse noire et l’agitation et le chaos du moment se propagent partout… De toutes parts on voit des oiseaux, fuyant bas sur l’eau en raison de leur incapacité à s’élever rapidement, se diriger vers les barques… les coups de fusils se succèdent rapidement et dans ce vacarme assourdissant et répercuté par l’écho, l’air résonne de telle façon qu’à grande distance on distingue le commencement de l’étroite…

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

La vie entière de la Foulque macroule est étroitement liée à l’eau © Gianfranco Colombo

Pour finir les chasseurs pénètrent dans ces masses de cadavres, de moribonds et de blessés, chacun en ramassant des quantités considérables dans de grands paniers…

Ce mode de chasse garantit un moyen commode d’avoir une abondance de proies et ils sont nombreux à participer afin d’obtenir des provisions pour un bon moment…

Une fois la période de reproduction terminée, les foulques se réunissent en nuées, parfois très importantes et se réfugient sur les lacs alpins, dans les marais de plaines, le long des fleuves et des rivières mais aussi dans les jardins publics des grandes villes où, mélangées aux canards et autres oiseaux aquatiques, elles mendient de la nourriture aux citadins pris de pitié pour ces oiseaux soumis à la rigueur hivernale.

En cette période elle montre un comportement très réservé envers les autres oiseaux, cherchant à leur voler quelques bouchées sans manifester la conduite inconvenante qu’elle montre d’habitude et qui la distingue de tous les autres oiseaux.

En fait, la Foulque macroule montre un caractère exécrable envers tous, querelleuse au-delà du possible et n’étant jamais la bienvenue pour ses voisins ailés ou non, à peine tolérée par ses congénères.

Un peu comme la Gallinule Poule d’eau (Gallinula chloropus), qui appartient à la même famille mais qui montre un comportement beaucoup plus humble et timoré bien que ne représentant pas non plus un modèle de bonté.

La Foulque macroule passe une grande partie de son temps, en particulier durant la saison des amours, à combattre, sans répit, quiconque passe à proximité, engageant des luttes féroces et tapageuses.

L’une de ses habitudes, pour intimider ses adversaires ou les intrus pourtant peu intéressés par ses problèmes, est de taper bruyamment des pieds sur la surface de l’eau provoquant ainsi de grandes éclaboussures, au milieu desquelles sa silhouette paraît s’agrandir la faisant paraître une menace plus dangereuse qu’elle n’est en réalité.

Toujours pas satisfaite, la voici qui se lance sans prévenir, dans une course folle sur l’eau, tête basse et criant de sa voix perçante, vers l’intrus qui, ignorant et tranquille à quelques mètres de là, doit soudain affronter un ouragan en approche.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Son aire de répartition est très vaste : de l’Europe et de l’Afrique septentrionale en traversant l’Asie jusqu’à la Sibérie et l’Australie © Gianfranco Colombo

Et si le danger ne s’est pas encore éloigné, elle n’hésite pas à agresser avec toute la véhémence possible l’antagoniste, utilisant pour se faire ses longues pattes pourvues d’ongles puissants, en une lutte furibonde accompagnée de cris perçants et stridents. Elle assaille indifféremment ragondins et gros rats mais aussi canards, limicoles de toutes sortes et hérons.

On a aussi remarqué qu’en plus de faire place nette sur son territoire, elle n’hésite pas à entrer dans les colonies d’Echasses blanches (Himantopus himantopus) détruisant les nids et trouvant là, en plus d’un plaisir sadique, avec leurs œufs un repas inhabituel.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Elle ne vient que rarement sur la terre ferme, à moins d’y voir une proie appétissante, ou comme ici le long de la berge, pour la toilette, lorsqu’elle se peigne avec ses longs doigts semi-palmés aux ongles effilés © Giuseppe Mazza

La Foulque macroule (Fulica atra Linnaeus, 1758) qui appartient à l’ordre Gruiformes et à la famille Rallidae peut être considérée, en compagnie de la Gallinule Poule d’eau, comme l’un des oiseaux les plus communs au monde.

L’étymologie du nom scientifique montre probablement pour le genre Fulica une origine latine « fuligo, fuliginis » = sombre, fuligineux, confirmant avec le terme « atra » le même concept.

En Italie, elle est bien connue et montre localement des noms dialectaux assez intéressants et particuliers qui confirment sa présence sur tout le territoire : folghe, foega, sfoio, pulun, priton ainsi que beaucoup d’autres.

En Europe elle est appelée, d’après une onomatopée, Coot en anglais, Bläßhuhn en allemand, Focha en espagnol, Folaga en italien et Galeirão comum en portugais.

Zoogéographie

La Foulque macroule a une aire de répartition très vaste qui couvre différents continents.

Elle est présente en Europe, dans le nord de l’Afrique et dans pratiquement toute l’Asie depuis la Sibérie jusqu’à rejoindre l’Australie. En Europe elle est bien répandue et présente en grand nombre dans les milieux adaptés. En Italie, on la trouve sous toutes les latitudes et dans les îles de la Méditerranée, en particulier pendant le chassé-croisé quand des nuées importantes se forment.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

C’est grâce à ces doigts lobés que la Foulque macroule ne coule pas et marche agilement parmi les plantes aquatiques, peut chercher sa nourriture sur le fond des cours d’eau, nageant agilement sous l’eau et qu’elle peut décoller en courant sur la surface de l’eau, vu que son envergure est d’à peine 70 cm pour un poids de 600-800 g © Gianfranco Colombo

La migration est conditionnée par l’abaissement des températures dans les aires de nidification qui oblige les foulques à rejoindre des endroits où les cours d’eau ou les marais ne gèlent pas. Pour cette raison les premières aires rencontrées adaptées, les plus proches lors de la migration vers le Sud, voient se réunir, dès les premiers froids, d’immenses nuées de foulques qui diminuent ensuite progressivement suivant les nouveaux épisodes de froid.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Comme c’est le cas pour de nombreux canards comme le Colvert, l’accouplement de la Foulque macroule, littéralement à couper le souffle, a lieu dans l’eau, la femelle en apnée, presque invisible en dessous © Gianfranco Colombo

Ecologie-Habitat

L’habitat de la Foulque macroule varie en fonction de la saison mais est conditionné à l’indispensable présence de l’eau et d’une importante végétation riparienne bien touffue.

Elle apprécie grandement l’eau moyennement profonde où elle peut s’immerger pour ramasser des algues sur le fond ou pour chercher les proies dont elle se nourrit.

Elle ne fréquente pas les aires sèches et montagneuses ni les bois touffus.

La Foulque macroule vient rarement à terre sauf attirée par quelque gourmandise repérée dans l’herbe ou pour se dégourdir les pattes pendant quelques minutes et lisser ses plumes en gardant les pieds au sec.

Sa vie se déroule entièrement dans l’eau où elle flotte naturellement et où elle trouve tout ce qui est nécessaire à sa vie.

Dans l’eau, elle se nourrit, se cache, s’accouple, niche et élève ses petits. L’eau est l’élément indispensable à sa présence que ce soit un vaste marais abondamment couvert de phragmites ou une dense roselière, un petit plan d’eau artificiel ou une carrière abandonnée mais aussi désormais un parc public où il y a un petit étang avec un îlot et quatre roseaux.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Le nid flottant est un amas de branches. On peut y trouver jusqu’à 12 œufs couvés à tour de rôle par les deux parents. Ici la mère nettoie un nouveau-né © Giuseppe Mazza

Deux composantes garantissent sa présence, une dense végétation ayant la base immergée, pour se cacher et nicher et un plan d’eau ouvert pour s’alimenter et pratiquer ses duels habituels. Ces types d’habitats sont ceux qu’elle fréquente à l’état sauvage mais pas en ville ou dans d’autres milieux anthropisés où son mode de vie a changé de manière drastique. Nous assistons donc à une familiarité relative de la Foulque macroule, à une résignation à la présence de l’homme, un relâchement dû à l’absence de ses prédateurs traditionnels ainsi qu’au manque d’antagonistes directs.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Ils sont déjà deux et le père excité apporte de la nourriture au nid : algues, plantes aquatiques coupées menues et petits animaux pour un apport en protéines © G. Mazza

En ville la Foulque macroule fait ce qu’elle ne ferait que difficilement à la campagne. En pleine journée on la voit prendre le soleil sur la berge de l’étang à quelques mètres d’un banc ou bâtir son nid dans un endroit découvert et se mettre à couver, indifférente à quiconque est assis sur ce banc à quelques mètres ou encore nourrir ses petits sous les yeux de tous les passants. Elle n’aurait jamais ce comportement dans son milieu naturel ! Mieux encore, elle ne réussirait jamais à en sortir indemne vu les multiples dangers auxquels elle doit faire face.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Maintenant les poussins sont cinq. D’autres œufs doivent éclore mais les parents sont tous les deux sur le canal couvert de lentilles d’eau à la recherche de nourriture © Giuseppe Mazza

Morpho-physiologie

Comme il est affirmé dans son nom scientifique la Foulque macroule est noire. Un noir plutôt ardoise quand le soleil se reflète sur le plumage mais indiscutablement très foncé quand il est vu de loin. La Foulque macroule ne se distingue de la Gallinule poule d’eau (Gallinula chloropus) que par le bec blanc et la plaque blanche en forme d’écusson qui lui couvre le front. Cette plaque est visible de loin permettant de la distinguer facilement de celle de la poule d’eau qui est rouge vif. Il y a peu de particularités permettant de différencier les sexes, le mâle montre souvent une plaque frontale plus large et la femelle a une taille légèrement plus grande.

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Les petits sont nidifuges et après le repas tous descendent à l’eau avec leurs parents, sauf le dernier-né encore titubant sur le nid © Giuseppe Mazza

Les yeux sont d’une belle couleur rouge foncé qui démontre la capacité de la foulque à voir aisément dans l’obscurité. Les juvéniles, après avoir perdu leur duvet de nidifuges, prennent pour un bref moment une livrée de subadultes qui ressemble beaucoup à celle des parents mais sans l’écusson frontal blanc, le noir de la livrée étant plus mat, tendant vers le marron. Les pattes sont très allongées et robustes, de couleur verdâtre et pourvues de doigts très longs avec de forts ongles pointus. Les doigts de la Foulque macroule sont caractéristiques et très différents de ceux des autres oiseaux appartenant à cette famille. Ils sont lobés et adaptés aussi bien pour marcher sur les algues flottantes, créant des coussinets qui aident à soutenir son poids, que pour nager avec rapidité quand cela s’avère nécessaire.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

La fécondité de l’espèce est importante, mais la plupart des petits meurt dans les premiers jours, dévorée par des rapaces, des corneilles, des hérons et des brochets © Giuseppe Mazza

Il s’agit de doubles appendices indépendants sur chaque phalange qui se referment sur eux-mêmes quand la patte est portée vers l’avant et qui s’ouvrent quand le mouvement se fait vers l’arrière, créant cette zone palmée nécessaire pour donner de la propulsion au mouvement. La Foulque macroule montre un corps massif, compact, tassé, avec un cou robuste et un bec crochu qu’elle utilise pour arracher les plantes dont elle se nourrit, des racines qui flottent sur l’eau ou qui sont au fond de l’étang y compris à quelques mètres de profondeur. Cette capacité d’immersion est facilitée par ces doigts lobés qui, utilisés à cet effet, donne l’impulsion nécessaire pour faire plonger un corps qui a une grande capacité à flotter et qui sans cela serait impossible à immerger.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Tendre groupe familial. Les petits grandissent à vue d’œil entourés jours et nuits par l’amour de leurs parents © Giuseppe Mazza

Preuve en est la poule d’eau qui, n’ayant pas des pattes lobées, ne réussirait jamais à l’imiter. La Foulque macroule pèse 600/800 g (le poids le plus important étant pour la femelle), mesure 45cm pour une envergure de 70 cm. Les ailes sont courtes et boudinées, inappropriées pour permettre une impulsion suffisante au décollage afin de s’envoler à la verticale. En fait, afin de prendre son essor la Foulque macroule doit courir sur l’eau pendant au moins une quinzaine de mètres après quoi elle réussit à planer et à décoller. Lorsqu’elle est en vol, au début, elle tient ses pattes pendantes, comme il est typique des rallidés, puis la hauteur voulue atteinte, elle les rentre comme le train d’atterrissage d’un avion au décollage.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Une bouchée de « tagliatelle vertes » à base d’algues filamenteuses, de racines et de feuilles concassées avec art. Il n’est pas rare, avec toutes ces délicates attentions, que la taille des juvéniles dépasse celle de leurs parents © Giuseppe Mazza

Ethologie-Biologie reproductive

La Foulque macroule a un bon taux de reproduction et peut nicher deux fois l’an mais mieux encore elle peut pondre un grand nombre d’œufs pour une seule couvée. Elle pond jusqu’à 12 œufs, de belle taille et pesant chacun plus de 40 g, blancs tachetés de rougeâtre qui sont couvés par les deux parents pendant environ 3 semaines.

Toutefois cela est contrebalancé par une mortalité juvénile élevée ainsi que par une importante réduction des effectifs lors des hivers rigoureux.

Comme il est habituel pour les oiseaux nichant au sol, en plus du danger venant du ciel, la foulque doit faire face à des attaques de la part d’animaux fréquentant le même milieu. La Foulque macroule vit sur l’eau et le danger vient souvent de cet élément, à l’improviste, sans que les adultes puissent y faire quoi que ce soit.

Il suffit que dans l’étang vive un Brochet (Esox lucius) et ses premières victimes seront les petits d’oiseaux aquatiques qui, suivant leurs parents pour leur première sortie sur l’eau, se trouvent aspirés par un monstre aquatique invisible. Un sursaut, un bref mouvement de l’eau et le poussin a disparu.

Parmi les assaillants venus des airs on trouve le Busard des roseaux (Circus aeroginosus), le Busard (Circus sp.), le Héron cendré (Ardea cinerea) mais aussi la Corneille mantelée (Corvus cornix), le Hibou moyen-duc (Asio otus) et la Chevêche d’Athéna (Athene noctua).

Le nid est bâti par le couple dans les roseaux et il est en mesure de flotter et de résister à une montée des eaux inopinée ou sur des ronces ou des branches suspendues au-dessus de l’eau et parfois, exceptionnellement, en hauteur sur le tronc d’un arbre têtard mais toujours à proximité de l’eau. La base de ce nid est formée de scirpes et d’algues sèches entassées pêle-mêle jusqu’à former une plateforme pouvant mesurer jusqu’à 50 cm de haut, souvent réutilisée dans l’année et même la saison suivante.

Les petits sont nidifuges et naissent avec un duvet noirâtre qui laisse la tête partiellement découverte, ce qui leur donne l’air d’arborer une calvitie précoce. Ils naissent quasi simultanément et abandonnent le nid quelques heures après l’éclosion même si celui-ci restera utilisé pour y passer la nuit.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Les Foulques macroules se nourrissent de tout ce qu’elles trouvent sur leur chemin : petits poissons, têtards, mollusques, larves d’insectes, crustacés, voire de petits serpents ou d’oisillons. Le plat principal est souvent constitué de végétation : algues et plantes aquatiques récoltées en surface ou directement sur le fond du plan d’eau © Giuseppe Mazza

Ils dépendent de leurs parents pendant quelques semaines même s’ils sont déjà indépendants, et ce jusqu’à ce qu’ils atteignent une taille pouvant être supérieure à celle des adultes.

L’activité de la Foulque macroule ne s’arrête pas durant la nuit puisqu’elle est dotée d’une bonne vision nocturne et possède des yeux particulièrement adaptés à voir dans l’obscurité. Son alimentation se compose principalement de petits poissons, têtards, mollusques et crustacés d’eau mais aussi de végétation aquatique et d’algues qu’elle récolte en surface ou directement sur le fond du plan d’eau jusqu’à quelques mètres de profondeur. Elle mange aussi de petits serpents d’eau, des oisillons d’autres oiseaux et des œufs prélevés dans des nids cachés dans la végétation qui entoure son territoire.

Fulica atra, Rallidae, Foulque macroule

Avec l’arrivée des premiers frimas les Foulques macroules perdent subitement leurs habitudes querelleuses pour se réunir en nuées, parfois très importantes, associées à des canards et à d’autres oiseaux aquatiques qu’elles ne supportaient pas auparavant. En leur compagnie, elles s’approchent des villes pour quémander de la nourriture © Gianfranco Colombo

Nous avons déjà mentionné la chasse à laquelle cet oiseau est soumis dans tous les coins de son territoire bien que sa viande soit coriace et n’ait pas bon goût. Malgré cela l’espèce est chassée et sa chair consommée, peut-être plus pour la spécificité et la trame de cette chasse particulière que pour le plaisir de la dégustation.

Bien que sujette à un important prélèvement, l’espèce n’est pas considérée comme étant en danger et ses populations présentent même une augmentation progressive et constante.

 

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