Monstera acuminata

Famille : Araceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Serge Forestier

 

Feuilles hétérophylles. Elle peut être cultivée de différentes façons © G. Mazza

Grimpante sempervirente, semi-épiphyte. Feuilles hétérophylles. Elle peut être cultivée de différentes façons © Giuseppe Mazza

Monstera acuminata K. Koch (1855) est originaire des forêts humides du Mexique (nord-est, centre et sud), du Belize, du Guatemala, du Honduras et du Nicaragua.

Le nom générique est d’origine incertaine et selon certains il dériverait du latin « monstrum » = prodige, chose extraordinaire ; le nom spécifique latin « acuminata » = pointu, piquant, fait référence à l’apex de la feuille.

Noms communs : “shingle plant” (anglais); “arpón”, “bejuco de arpón”, “bejuco de tuza”, “bejuco negro”, “conté arpón”, “conté de mimbre”, “mimbre”, mimbre de tuza” (espagnol); “spitzes fensterblatt” (allemand).

Grimpante sempervirente, semi-épiphyte, aux tiges mesurant jusqu’à 20 m de longueur, voire plus, aux entrenœuds de 5-10 cm et environ 4 cm de diamètre aux nombreuses racines aériennes, en particulier aux nœuds, avec lesquelles elle s’accroche aux troncs des arbres.

Les feuilles qui présentent le phénomène d’hétérophyllie (présence sur la même plante de feuilles de formes différentes), sont chez les jeunes plantes, ovales-cordées, asymétriques, à marge entière et irrégulièrement perforées, longues de 8-20 cm ; chez les plantes matures, les feuilles sont ovales, longues de 35-75 cm et larges de 15-40 cm, au limbe entier ou peu perforé, légèrement falciformes et pendantes, de couleur vert intense au-dessus, plus clair en-dessous et à apex acuminé ; les pétioles sont longs de 12-40 cm, sillonnés sur le dessus.

L’inflorescence, qui apparaît chez les plantes adultes aux tiges de plus de dix mètres de longueur, est axillaire, solitaire, constituée d’un spadice long de 10-20 cm blanc verdâtre entouré d’une spathe oblongue de 12-22 cm de longueur, blanc verdâtre extérieurement, blanc crème intérieurement ; le spadice vire au jaune à maturité ; les fruits sont des baies à la pulpe blanche ou grise, contenant généralement une seule graine oblongue, d’environ 18×6 mm, de couleur verte.

La reproduction se fait généralement par division, par marcottage, par boutures d’extrémités ou de portions de tiges qui s’enracinent facilement dans l’eau. L’espèce peut être cultivée en plein air dans les régions au climat tropical et subtropical humide où elle peut être utilisée, aussi bien à l’ombre que sous la lumière solaire tamisée, comme couvre-sol, pour couvrir des rochers et des murs ou pour grimper sur les arbres où elle adhère par ses racines aériennes.

Ailleurs, elle doit être cultivée en pot à exposition lumineuse et peut être utilisée comme retombante ou grimpante sur des tuteurs recouverts de sphaigne ou d’un matériau synthétique capable de retenir l’humidité. Elle nécessite des substrats très poreux, drainants et riches en matière organique et des températures supérieures à 14-16 °C, optimales autour de 20-22 ° C. Les arrosages doivent être fréquents en été, plus réduits en hiver, en évitant toujours l’eau stagnante susceptible de provoquer de la pourriture.

Toutes les parties de la plante contiennent des substances toxiques, en particulier l’oxalate de calcium, potentiellement irritant.

Synonymes : Monstera karwinskyi Schott (1859); Monstera dimidiata Schott (1860); Monstera belizensis Lundell (1939); Monstera grandifolia Standl. & Steyerm. (1947); Monstera chiapensis Matuda (1949); Monstera viridispatha Matuda (1950).

 

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