Bodianus opercularis

Famille : Labridae

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Texte © Giuseppe Mazza

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Bodianus opercularis, Labridae

Caractérisé par 3 bandes rouges longitudinales éclatantes et une tache noire sur l’opercule le Bodianus opercularis est présent dans la mer Rouge et l’océan Indien © Giuseppe Mazza

Le Bodianus opercularis (Guichenot, 1847) appartient à la classe des Actinopterygii, les poissons aux nageoires rayonnées, à l’ordre des Perciformes et à la famille des Labridae, des poissons souvent multicolores qui comptent 71 genres et 549 espèces.

Le nom du genre Bodianus, attribué à environ 30 espèces, vient du nom portugais “bodiano, pudiano” = pudeur, la tête de ces poissons étant souvent rougissante, presque comme si c’était par pudeur. Le nom latin de l’espèce opercularis se réfère à la tache noire caractéristique présente sur l’opercule.

Zoogéographie

Le Bodianus opercularis vit, à partir de la mer Rouge,  dans les eaux tropicales de l’océan Indien. Il est présent le long des côtes de la Somalie et du Kenya jusqu’à Madagascar, la Réunion, l’île Maurice et atteint ensuite, côté Est, l’île Christmas.

Écologie-Habitat

Il nage dans des eaux relativement profondes, entre 35 et 75 m et se déplace sur les fonds détritiques, près des surplombs, sur le côté extérieur des récifs.

Bodianus opercularis, Labridae

Ne dépassant pas 18 cm il vit à des profondeurs relativement élevées, entre 35 et 75 m, où la couleur flamboyante de sa livrée vire rapidement au noir © Giuseppe Mazza

Morphophysiologie

Il peut atteindre 18 cm de long mais les individus pêchés pour le marché de l’aquariologie sont en général beaucoup plus petits. Son corps, mince et allongé, est doté d’un museau pointu et de canines saillantes qui lui servent à attraper la nourriture dans les crevasses.

La nageoire dorsale comporte 12 rayons épineux et 9 à 10 rayons mous. La nageoire anale, plus courte, a 3 rayons épineux et 12 rayons inermes. Toutes les autres nageoires sont inermes. Les nageoires pectorales ont 17 rayons. La queue est plus ou moins tronquée.

La livrée comporte 3 bandes longitudinales rouges disposées sur un fond blanc. La première orne le dos. La deuxième, qui rejoint la partie centrale de la queue, englobe l’œil dont l’iris est également rouge et la tache noire sur l’opercule. La troisième bande précède la couleur blanche du ventre. Les nageoires, excepté les pectorales qui sont transparentes, se caractérisent aussi par l’alternance de ces bandes parallèles éclatantes. Ces couleurs sont de fait mimétiques car plus on descend vers les profondeurs où vit ce poisson plus la couleur rouge vire rapidement au noir.

Éthologie-Biologie reproductive

Le Bodianus opercularis se nourrit de tous les petits animaux benthiques qu’il trouve en nageant parmi les coraux.

Bodianus opercularis, Labridae

Il se nourrit de petits organismes benthiques. Payé à des prix fous pour les aquariums domestiques le Bodianus opercularis n’est heureusement pas une espèce menacée © Giuseppe Mazza

On ne sait pas grand chose de cette espèce qui fait actuellement l’objet d’études et de révisions taxonomiques avec des espèces analogues de l’océan Pacifique comme le Bodianus neopercularis de l’atoll de Kwajalein et des îles Marshall, le Bodianus sanguineus qui est fréquent aux îles Hawaï ou le Bodianus taniokidus qui est présent depuis les îles Comores et l’ile Maurice jusqu’au Sud du Japon. Les différences sont souvent minimes au point qu’il faut compter les minuscules écailles de la ligne latérale alors que certains spécialistes parlent souvent de synonymes. Le Bodianus sepia caudus, bien que similaire, se distingue néanmoins par la coloration très foncée du pédoncule et de la nageoire caudale.

Il n’existe pas de noces de groupe. Les couples de Bodianus opercularis abandonnent les œufs fécondés aux courants.

Cette espèce, qui en pratique est pêchée uniquement pour les aquariums domestiques à des prix supérieurs à plusieurs centaines d’euros pour un seul petit poisson vu qu’il n’est pas facile à repérer, a une bonne résilience, ses effectifs pouvant doubler en moins de 15 mois. En 2020 son indice de vulnérabilité était très bas et s’établissait à à peine 27 sur une échelle de 100.

Synonymes

Cossyphus opercularis Guichenot, 1847 ; Trochocopus opercularis (Guichenot, 1847) ; Cheiliopsis bivittatus Steindachner, 1863.

 

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