Schlegelia parasitica

FamilleSchlegeliaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Schlegelia parasitica, Schlegeliaceae

La Schlegelia parasitica n’est pas un parasite comme le suggère son nom mais une plante grimpante de la Jamaïque qui peut pousser sur les arbres comme épiphyte © Giuseppe Mazza

Cette espèce est originaire de la Jamaïque où elle pousse en grimpant sur les arbres des forêts tropicales sèches à une altitude comprise entre 300 et 1.100 m et sur des sols calcaires.

Le genre est dédié au zoologue allemand Hermann Schlegel (1804-1884), directeur du Musée d’Histoire Naturelle de Leyde. Le nom de l’espèce est l’adjectif latin “parasiticus, a, um” = parasite. En réalité il ne s’agit pas d’une plante parasite mais qui peut pousser sur les arbres sous forme d’épiphyte.

Schlegelia parasitica, Schlegeliaceae

Les inflorescences, fasciculées, axillaires ou issues directement de la tige ont 4 à 12 fleurs hermaphrodites, charnues et de couleur pourpre avec des nuances de blanc © Giuseppe Mazza

La Schlegelia parasitica (Sw.) Miers ex Griseb. (1864) est une plante grimpante, ligneuse, sempervirente, terrestre ou épiphyte qui a des tiges grisâtres, longues jusqu’à plus de 10 m, ramifiées et formant des racines au niveau des noeuds.

Ses feuilles, portées sur un pétiole long de 0,5 à 0,8 cm, sont opposées, simples, oblongues-elliptiques, dotées d’un apex obtus et d’un bord entier, longues de 10 à 18 cm, larges de 4 à 7 cm, coriaces, de couleur vert intense et brillantes.

Schlegelia parasitica, Schlegeliaceae

Ses fruits sont des baies d’environ 3,5 cm qui sont une précieuse ressource alimentaire pour l’avifaune comme ses fleurs pour les abeilles et les papillons. Malgré sa valeur décorative cette espèce est presque inconnue en culture © Giuseppe Mazza

Ses inflorescences sont fasciculées, axillaires ou issues directement de la tige. Elles comportent 4 à 12 fleurs hermaphrodites portées sur un pédicelle long de 0,3 à 1 cm, charnues et de couleur pourpre avec des nuances de blanc.

Elles ont un calice campanulé long de 0,6 à 0,8 cm et à l’apex tronqué, une corolle campanulée longue de 2,8 à 3,5 cm, large de 1,8 à 2,2 cm et comportant 5 lobes arrondis légèrement inégaux et en partie recourbés en arrière, 4 étamines didynames (2 plus courtes et 2 plus longues) et un ovaire sphérique supérieur biloculaire contenant de nombreux ovules dans chaque loge.

Le fruit est une baie sphérique au calice persistant, d’environ 3,5 cm de diamètre, charnue, qui contient de nombreuses graines oblongues, longues de 2 à 3 mm et d’environ 1 mm de diamètre, qui sont noyées dans la pulpe.

Les fleurs sont une importante source de pollen pour les abeilles et de nectar pour de nombreuses espèces de papillons. Les fruits constituent une ressource alimentaire pour l’avifaune qui contribue à la dispersion des graines.

On reproduit cette plante en semant superficiellement ses graines dans un terreau drainant et aéré maintenu humide, mais sans rétention d’eau, à la température de 24 à 28 °C et aussi par bouturage. La plante commence à fleurir quand elle a atteint une dimension convenable.

Cette espèce est presque inconnue en culture malgré ses indéniables caractéristiques décoratives et présente presque exclusivement dans des jardins botaniques et des collections spécialisées, à l’extérieur dans les régions aux climat tropical et subtropical où on la fait grimper sur les arbres et ailleurs dans des serres chauffées.

Le genre a été autrefois classé par certains auteurs dans la famille des Bignoniaceae et par d’autres dans celle des Scrophulariaceae. Par la suite, sur la base d’études phylogénétiques, elle a été replacée dans une famille à part qui a pris son nom, les Schlegeliaceae (A.H. Gentry) Reveal, 1996.

 

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