Lodoicea maldivica

Famille : Arecaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Michel Olivié

 

Lodoicea maldivica © Giuseppe MazzaL’étymologie du nom du genre est inconnue car elle n’a pas été précisée par l’auteur, le naturaliste français Philibert Commerson (1727-1773).

Selon certains ce nom vient de « Lodoicus » = Louis, probablement par référence à Louis XV, selon d’autres de la déformation du nom d’une figure de la mythologie, Laodicé, la fille de Priam, le roi de Troie.

Le nom de l’espèce fait référence à son lieu d’origine présumé, l’archipel des Maldives. En effet, avant sa découverte dans l’archipel des Seychelles, on ne connaissait de cette plante que ses graines, plus ou moins avariées et donc non plus vivantes mais capables de flotter qui, poussées par les courants marins, s’échouaient sur les plages des îles Maldives.

Les noms sous lesquels elle est connue le plus communément sont « coco de mer » (français), « double coconut » (anglais) et « Seychellenpalme » (allemand).

La Lodoicea maldivica (J.F. Gmel.) Pers. ex H. Wendl (1878) est une espèce endémique des îles Seychelles (elle est actuellement présente en particulier dans les îles Praslin et Curieuse) où elle pousse dans les vallées et sur des versants de collines.

C’est un palmier au tronc unique, inerme, qui peut atteindre une hauteur de 34 m avec jusqu’à 50 cm de diamètre et qui est élargi à sa base.

Ses feuilles, de couleur verte, brillantes, portées sur des pétioles longs et robustes, sont costapalmées, d’une longueur allant jusqu’à 10 m et d’une largeur dépassant 4 m, subdivisées sur environ un tiers de leur longueur en segments qui sont eux-mêmes bifides à leur extrémité.

C’est un espèce dioïque (chaque individu porte soit seulement des fleurs mâles soit uniquement des fleurs femelles) qui a des inflorescences pendantes se formant entre les feuilles.

Les inflorescences qui portent les fleurs mâles sont simples ou peu ramifiées (2 ou 3 épis sur un court pédoncule), longues jusqu’à 1,8 m et épaisses de 6 à 8 cm. Les femelles, habituellement plus courtes, sont simples.

Les fruits mettent environ 7 ans pour mûrir. Ils ont en général deux lobes, sont larges d’environ 35 cm et longs de 50 cm avec un poids allant jusqu’à 30 kg et de couleur noirâtre à maturité.

Inflorescence mâle de Lodoicea maldivica © Giuseppe Mazza

Inflorescence mâle de Lodoicea maldivica © Giuseppe Mazza

Les graines germent au bout d’environ un an et ont besoin de disposer d’une épaisseur de terre d’au moins 1,5 m vu que l’hypocotyle qui se forme à partir de la graine et à l’intérieur duquel se trouve le germe d’où naîtra la première feuille s’étend jusqu’à cette profondeur.

La Lodoicea maldivica est un palmier que l’on cultive rarement à la fois à cause de ses dimensions imposantes et de l’interdiction d’exportation de ses graines décrétée par les autorités locales (exception faite de celles qui ne sont pas viables et qui font au contraire l’objet d’un commerce lucratif) et de la faible capacité d’adaptation qu’elle a démontrée en présence de conditions différentes de celles d’origine qui sont typiquement tropicales.

Synonymes : Cocos maldivica J.F.Gmel. (1791); Borassus sonneratii Giseke (1792); Lodoicea callypige Comm. ex J.St.Hil. (1805); Lodoicea sechellarum Labill. (1807); Cocos maritima Comm. ex H.Wendl. (1878); Lodoicea sonneratii (Giseke) Baill. (1895).

 

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