Livistona inermis

Famille : Arecaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Claude Leray

 

Livistona inermis, Arecaceae

Livistona inermis est originaire du Queensland et de l’Australie du Nord, où il atteint 6 m de hauteur © G. Mazza

L’espèce est originaire d’Australie (Territoire du Nord et Queensland) où elle vit dans les forêts ouvertes, souvent sur des pentes abruptes et des affleurements de grès, depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 300 m d’altitude.

Le nom de genre a été dédié à Patrick Murray, baron de Livingston, qui a destiné sa collection et son jardin au jardin botanique qui deviendra plus tard l’actuel «Royal Botanic Garden Edinburgh» ; le nom d’espèce est l’adjectif latin « inermis, e » = sans épine, en référence aux bords du pétiole.

Noms communs : fine-leaved fan palm, small fan palm, wispy fan palm (anglais).

Livistona inermis R.Br. (1810) est une espèce monoïque assez variable à fleurs hermaphrodites solitaires, à stipe dressé, haut de 6 à 9 m de hauteur et de 6 à 12 cm de diamètre, légèrement dilaté à la base, fissuré verticalement, de couleur grisâtre et avec les traces annulaires des cicatrices foliaires, les résidus de pétioles restent longtemps dans la partie basale jusqu’à environ 2 m de hauteur.

Les feuilles sont costapalmées, presque circulaires, ondulées, de 35 à 70 cm de long et de large, de couleur verte à gris-vert, parfois pruineuses vers le bas, divisées jusqu’à la base en 24-46 segments rigides, eux-mêmes divisées sur 70-80% de leur longueur en deux segments linéaires avec des extrémités longues et légèrement divergentes.

Les pétioles, mesurant 0,6 à 1 m de long et environ 1 cm de large, sont dotés vers leur base et sur une courte distance, d’épines rouge noirâtre, atteignant 0,5 cm de long, ils n’ont par contre aucune épine dans la partie restante, de couleur verte. avec des teintes rose pourpre plus intenses en dessous ; la base foliaire dégénère pour une grande partie dans une masse fibreuse entourant la tige.

Les inflorescences apparaissent entre les feuilles (interfoliaires), elles ont de 0,4-1 m de long, de couleur crème à jaunâtre, avec des ramifications du troisième ordre et plusieurs rachillets, de 1 à 9 cm de long, avec de minuscules fleurs pédicellées hermaphrodites, solitaires ou en groupes de 2-3, avec 6 étamines réunies à la base et 3 carpelles libres à la base et réunies à l’apex pour former un style unique avec un stigmate trilobé. Les fruits sont ovoïdes à pyramidaux, de 0,9 à 2,5 cm de long et d’environ 0,7 cm de diamètre, de couleur noir violacé à noir brillant à maturité, contenant un seul fruit ellipsoïdal, d’environ 0,8 cm de long et de 0, 5 cm de diamètre, de couleur marron foncé.

Livistona inermis, Arecaceae

Les inflorescences jusqu’à 1 m de long, avec de nombreuses ramifications, portent de minuscules fleurs hermaphrodites. Ce palmier est une espèce attrayante en raison de son stipe mince et de ses feuilles finement incisées, mais sa croissance est plutôt lente et sa culture difficile en dehors de son environnement naturel © Giuseppe Mazza

Il se reproduit par graines, préalablement maintenues dans l’eau pendant trois jours, puis dans un terreau sableux, drainant, maintenu humide à une température de 26-28 °C, avec des temps de germination pouvant aller jusqu’à un an ; les jeunes plants sont facilement sujets à la pourriture.

Ce palmier est une espèce attrayante en raison de son stipe mince et de ses feuilles finement incisées, mais de croissance lente et d’adaptation difficile aux conditions environnementales différentes de celles d’origine. Il nécessite le plein soleil, en particulier des sols drainants et des températures moyennement élevées, même s’il est capable de supporter à l’âge adulte des valeurs de température autour de 0 °C à condition qu’elles soient exceptionnelles et pour de très courtes périodes, mais il supporte mal les longues périodes de températures moyennement basses qui se produisent, par exemple, en hiver dans des climats de type méditerranéen. Dans la nature, il résiste aux incendies qui se développent fréquemment et qui endommagent parfois le méristème des jeunes plantes, ce qui peut donner des tiges multiples, donnant ainsi l’impression d’une plante cespiteuse. Les utilisations particulières par les populations locales sont inconnues.

Synonyme : Saribus inermis (R.Br.) Kuntze (1891).

 

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