Syagrus stenopetala

Famille : Arecaceae


Texte © Pietro Puccio

 

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Traduction en français par Claude Leray

 

Cette espèce est originaire de la côte nord du Venezuela où elle pousse dans les forêts semi-décidues sur des sols rocheux ou sableux, entre 100 et 700 m d’altitude.

L’origine exacte du nom de genre est inconnue, l’hypothèse la plus accréditée est qu’il provient du nom « syagrus » donné par Pline l’Ancien (26/24 A.D. – 79) à une variété de palmiers dattiers ; le nom d’espèce est la combinaison de l’adjectif grec « στενός » (stenós) = étroit et « πέταλον » (pétalon) = pétale, faisant référence à la forme de la fleur.

Noms communs : cococito, corozo, cocuyito, palmita, yaraco (Venezuela).

Syagrus stenopetala, Arecaceae, palme

Originaire du Venezuela, Syagrus stenopetala est généralement cespiteux avec des stipes de 10-15 m et 10-18 cm de diamètre. Presque inconnu en culture, il pourrait avoir une grande valeur ornementale dans les régions climatiques tropicales et subtropicales. Les fruits de 3-4,5 cm, larges 2-2,5 cm, sont comestibles, mais avec de la pulpe fibreuse © Giuseppe Mazza

Syagrus stenopetala Burret (1932) est une espèce monoïque et non épineuse, rarement solitaire, à stipe droit ou courbe, de 10-15 m de haut et de 10-18 cm de diamètre, de couleur vert pâle tendant à foncer dans la partie la plus ancienne et sur laquelle sont visibles les traces annulaires des feuilles tombées.

Les feuilles, avec un pétiole court, sont pennées, légèrement arquées, jusqu’à environ 2,5 m de long, avec 90-110 paires de folioles linéaires à apex acuminé asymétrique, plutôt rigides, irrégulièrement disposées en groupes de 2-4 le long du rachis et insérées selon différents angles, mais principalement vers le haut, dans la partie centrale, elles ont de 50 à 70 cm de long et 2,3-2,5 cm de large, vert intense au-dessus, légèrement plus clair au-dessous. La base foliaire, longue de 1-1,6 m, ouverte sur le côté opposé au pétiole, présente des bords fibreux.

Les inflorescences sont disposées entre les feuilles, elles atteignent jusqu’à 1 m de long, de couleur crème, initialement enfermées dans une spathe ligneuse d’environ 1 m de long, avec des ramifications de premier ordre et des fleurs unisexes disposées en triades (une fleur femelle entre deux fleurs mâles), mais dans la partie terminale des rachillets on trouve uniquement des fleurs mâles, seules ou en paires. Les fruits sont ellipsoïdes de 3-4,5 cm de long et de 2-2,5 cm de diamètre, de couleur jaune orangé avec un apex recouvert de tomentum brun, ils contiennent une seule graine ellipsoïde de 2,5-3,5 cm de long et de 1,5-5 cm de diamètre.

Ce palmier peut être reproduit par graines, préalablement conservées dans l’eau pendant 3 jours, dans un terreau drainant maintenu humide à la température de 26-28 °C, avec des temps de germination de 10-18 semaines.

Considérée depuis un certain temps comme synonyme de Syagrus orinocensis, elle en a été séparée et considérée comme une espèce distincte en raison de sa posture touffue, des différents lieux et sites d’origine et d’autres particularités concernant les fleurs et les fruits.

Presque inconnu en culture, mais avec grand potentiel ornemental grâce à ses tiges minces et son feuillage élégant, ce palmier peut être utilisé dans les régions climatiques tropicales et subtropicales où, à l’âge adulte, il peut supporter des valeurs exceptionnelles de température autour de 0 °C mais avec des dégâts possibles au feuillage.

Il nécessite un ensoleillement total ou partiel et s’adapte à différents types de sols, à condition d’être drainants, sableux à argileux, légèrement acides à alcalins, il peut supporter de courtes périodes sèches, mais il est préférable de l’irriguer régulièrement sous des climats aux étés longs et secs. Les fruits sont comestibles, mais avec de la pulpe fibreuse, ils sont utilisés pour nourrir les animaux domestiques, les tiges sont utilisées dans les habitations locales.

 

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